Informations sans importance

  • je n'incite personne. ce que je fais n'est pas bien. je le sais. vous n'avez pas à faire de même. j'avais juste la flemme d'avoir un disclaimer tout moche avec "interdit aux moins de 18 ans" dessus et des visites provenant d'un site porno.
  • je réponds à vos commentaires. si j'en ai envie. ou pas.
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They said...

"Music has always been the great heartbeat of the American experience."
D. Washington

You said...

Music is life.

Lettres et messages personnels

Samedi 26 septembre 2009
J'ai mal.
[Et personne à qui le dire.

Alors il ne me reste que l'organisation. Pour survivre, je veux dire. Organiser mon alimentation, mon sport, mon travail, mon rangement. C'est idiot, je sais. Mais on dirait que ce besoin de contrôle ne s'en va jamais. J'ai mal. Et la seule chose que je vois comme solution, c'est contrôler plus. J'aurai encore mal, je sais. Ca rendra les choses plus dures, encore. Je sais. Mais je n'ai plus la force. De quoi que ce soit.
Je contemple ce corps. Coupures sur la cuisse gauche. Juste à côté, un bleu violacé. Non, un bleu rouge. De la taille de ma paume. J'en ai plusieurs dizaines d'autres, sur tout le corps. Qui varient. De la taille d'une empreinte à la longueur d'un doigt. Et je vomis. Partout et tout le temps. Sans le vouloir. Simplement parce que j'ai mal.
Je n'ai plus la force. Je n'ai plus la force de me battre. Que ce soit pour sourire, pour faire semblant, De me battre contre ces pensées réductrices, mortifères, angoissantes et tristes. Je n'ai plus la force de me lever le matin, je n'ai plus la force d'arrêter de pleurer. Je n'ai plus la force de faire ces efforts, parce qu'ils sont transparents, à Vos yeux. Je n'ai plus la force de parler, d'écrire, de réfléchir. Le pseudo-équilibre qui me maintenait je-ne-sais-comment en vie jusqu'à maintenant, il s'est brisé. Je ne sais pas quand, je ne sais pas pourquoi. Mais c'est fini. Ma vie réelle est finie. Je ne peux garder que la façade.


Tout ça pour dire. Je ne sais pas quand je pourrai écrire à nouveau. Que ceux et celles qui s'inquiètent - je ne peux plus gérer de relations - ne le fassent pas. Je survis. Je ne peux rien de plus. Et tant pis.
Je ne peux plus m'agripper, résister.
Je ne veux plus tenir.

Par Anne
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Samedi 19 septembre 2009
Truc sans titre.2
Pourquoi ?
C'est si simple comme question, mais la réponse ? Pourquoi ? Pourquoi moi, Maman ? Pourquoi je ne sais plus vivre ? Pourquoi je veux mourir ? Pourquoi c'est si dur ? Pourquoi on ne comprend pas ma douleur ? Pourquoi j'ai si mal ?

Dis-moi, Maman, c'est que l'adolescence, hein ? Ca va passer ? J'aurais plus mal, un jour ? Je pourrais dormir, une nuit ?

"Les Narcisse ne se suicident jamais."
"Tu n'es pas une bonne personne."
"Prends tes responsabilités !"

Maman ? C'est toi ? C'est vraiment toi ? Tu te rends compte de tes mots ? Tu sais la marque qu'ils laissent en moi ?

Mais à ce qu'il paraît, tu ne dis que la vérité, ta vérité.

C'est ça, grandir ? Vous écouter m'asséner des vérités douloureuses ? Mais je ne veux pas ! Ca fait trop mal.

Oui, c'est me cacher, c'est fuir, c'est détourner le regard. C'est lâche. Parce que pour avancer, dans la vie, il faut avoir le courage d'affronter tous les obstacles qui se dressent devant nous. Il faut se prendre des claques, rester debout et endurer. La est la beauté de nos héros : ils endurent et avancent.

Je ne veux pas être un héros, je veux rester pour toujours la petite fille si mature dont tout le monde était fier. C'est marrant de jouer aux adultes quand on n'y est pas obligé.

Mais voilà où je me retrouve ; seule, ne sachant écrire qu'à la première personne, sans aucune dignité. Voilà, j'ai peur, je suis terrifiée. Et la terreur, l'horreur, la vraie, la même que quand la lame s'abaisse vers votre gorge, elle rend laid.
C'est laid, quelqu'un qui a peur.
C'est laid, quelqu'un qui souffre.
Ca a, dans les yeux grands ouverts, le reflet de la lâcheté. Quelqu'un qui souffre ne souhait qu'une chose : ne plus avoir mal. Mais rien que ça, c'est si dur.

Alors je préfère rester dans mon état que d'affronter ces réalités.

"Tu n'es pas une bonne personne."
"Tu veux qu'on angoisse pour toi. Tu ne te sens pas bien, sinon."

Arrêtez, je vous en supplie. Vos mots passent la barrière de mes mains plaquées sur mes oreilles, pour s'insinuer jusqu'à mon cerveau.

Là, ce sont mes neurones qui reprennent en coeur ce refrain que j'avais osé oublier quelques minutes. Ils se roulent dedans, palpitent en rythme à ce cri et hurlent de joie de s'être enfin retrouvés en terrain connu.

"Tout est de ma faute, je le sais. Je suis un monstre."

Je vous en supplie, taisez-vous.
Par Anne
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Samedi 13 juin 2009
Je suis désolée.
J'ai essayé par tous les moyens de Vous contenter.
J'en suis apparemment incapable.
Pardonnez-moi d'exister, autre que suivant vos désirs.

Vraiment, je vous en supplie,
pardonnez-moi.

Je ne tiendrai plus bien longtemps.
Par Anne
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Vendredi 13 mars 2009

78.

Je suis désolée, mais si jamais je guéris, si j'amais ceci est une vraie phase de rémission, j'espère que je ne deviendrai JAMAIS l'une de ces ex-TCAteuses qui, sous prétexte qu'elles vont mieux, crachent sur leur anciennes congénères, ou pire, imposent l'obligation de guérison et regardent de haut celles qui sont restées derrière.

[Autrement dit : dès que je deviens chiante, dites le moi...]
[Deuxième sous-entendu : Mad, t'es mignonne, t'es gentille et parfois, je t'aime bien, mais s'il te plaît...]


A bon entendeur...

PS : je crois que ma façon d'aller mieux à moi, elle est pas très saine. Je crois même que ça ressemble à de la restriction. M'en fous. Suis plus souvent euphorique qu'avant*. C'est ce qui compte. Et puis, ça peut pas être de l'anorexie : je suis pas malade.
Par Anne
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Mercredi 4 mars 2009

75.

J'ai compris quelque chose ces derniers temps. Quelque chose qui pourrait presque me donner envie de "m'en sortir", d'"aller mieux".

J'ai compris que des gens tenaient à moi.

Et même si je ne mangerai pas normalement pour autant,
même si ça ne m'empêchera pas de prendre un cachet tout à l'heure,
même si l'insomnie de cette nuit aura quand même lieu
(je ne sais même pas si je commettrai bientôt une nouvelle TS),
je crois que c'est une avancée...

Comprenez-moi. Avoir de l'importance, moi ? Ce n'est pas HUMAINEMENT possible. A part mes parents, qui ont l'obligation biologique, je ne comprends et donc n'accepte pas que des personnes tiennent à moi.
Mais j'ai eu beau répéter, crier et chuchoter que je n'étais pas aimable, que j'étais seule, que personne ne comprenait, vous êtes venu. Vous, cette entité universelle qui ne s'encombre pas de la différence entre le rêve et la réalité. D'autres parleront de rencontres, moi, sans citer de noms, je ne dirai que Merci. Du fond du coeur.

Vous êtes merveilleuses, toutes autant que vous êtes.
Vous savez que c'est à vous que je m'adresse.
Par Anne
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Lundi 2 mars 2009

74.

Hé, les gens, vous savez quoi ? On peut faire une surdose de paracétamol.

Take care.
J'arrive, hein,
juste,
je dois d'abord réparer
TOUS les dégâts.
Par Anne
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Mardi 17 février 2009

67.

Cher petit papa d'amour,

"Si ça avait des pâtes, tu aurais déjà fini ton assiette."

"Vous passez votre vie devant le frigidaire."

Ce soir, j'aimerais presque que tu m'entendes vomir. Non pas pour te faire souffrir. Non, pour que tu COMPRENNES peut-être un jour que non, je ne peux pas.

Je resterai en vie rien que pour toi, rien que pour te montrer que je ne suis pas une petite enfant gâtée.
Par Anne
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