Dimanche 23 novembre 2008
Moment de creux et on repart. Parce que ce n'est pas une vie de s'empiffrer et de tout garder, de ne vivre que par
les autres et leurs affirmations.
J'ai fait la connerie de dire à ma chère mère que, depuis presque 5 ans, j'étais... 'malade'.
Elle m'a fait rire.
"Tu sais que ça ressemble beaucoup à de l'anorexie, ce dont tu me parles ?"
Non, c'est juste de la boulimie. Non, même pas, de la compulsion.
"Ah, tu t'es bien moquée de moi : à chaque fois que je te demandais si ton poids te dérangeait, tu disais
non"
Oui, tout ça n'est qu'une immense blague.
Ce qui m'énerve le plus, c'est qu'elle était plus au fait de tout ça que je ne le pensais.
"Mais ça veut dire que tu te mutiles ? que tu as fait des tentatives de suicide ?"
Aww.
Mais les vomissements n'ont pas été évoqués. Je crois qu'elle fuit cette réalité. Ou que trop sous le choc, elle
n'a pas pensé à tout.
Le pire ? Le pire, c'est le premier regard après l'aveu. Celui où tu vois tout de suite si rien ne sera plus comme
avant.
La question est et reste quand même : pourquoi en ai-je parlé ?
Je crois que c'est quand même la pire connerie que j'ai jamais faite.
Sur le moment, pendant la scène, quand elle me disait que j'étais une enfant pourrie gâtée, j'ai eu besoin de me
justifier... Non mais quelle conne je suis...
Avec un peu de chances, elle oubliera...
Le pire, je crois, c'est que quand ces mots ont passé le seuil de mes lèvres, la première chose que j'ai pensé,
après "Merde !", ce fut : cool, elle m'aidera à perdre du poids...
Quelle conne je suis.
Pardon pour l'article sans grande recherche et trop personnel, je ferai des efforts.
Je ne suis pas anorexique : je suis trop grosse. Et je ne suis pas boulimique : juste gourmande...
Sid, merci. Continue à m'écrire, si l'envie t'en prends. Je ferai de même.
You said...