Lundi 2 mars 2009
1
02
03
2009
23:24
Hé, les gens, vous savez quoi ? On peut faire une surdose de paracétamol.
Take care.
J'arrive, hein,
juste,
je dois d'abord réparer
TOUS les dégâts.
Dimanche 1 mars 2009
7
01
03
2009
17:19
Au fond, elles sont toutes les mêmes. En surface aussi. La taille, l'âge, la couleur de cheveux n'y changent rien.
La relation non plus. A ce qu'il paraît, la dépendance affective fait partie des conséquences de tout ça*. Au fond, on n'aime personne. A la limite, soi-même. Mais ce n'est qu'un reflet que l'on
cherche. Le plus flatteur possible.
Voilà, ça, c'était pour les réflexions d'ado en mal d'amour.
La vérité, la vérité, la vérité. Ahah. Mentir, mensonge, menteuse [Shakran]. Et se taper la tête contre les murs. Et hurler à s'en fendre les poumons, à s'en déboiter la machoire. Et pleurer,
pleurer et espérer mourir de déshydratation.
Mon avenir est tracé. Et il est raté. "Mais non, tu as toute la vie devant toi !" Non. C'est fini. C'est mort.
Et mes
orteils sont bleus.
Je ne demande qu'une chose, c'est que l'on me regarde en face.
MAIS MERDE, FAIS QUELQUE CHOSE ! JE COMPTE SI PEU QUE CA ?
Ecrire sa haine, ça n'y change rien.
Mais putain ce que je vous hais...
Oui, vraiment ça ne change rien.
Je suis si fatiguée. Je crois que je vais dormir au lieu de me plaindre. M'endormir dans mon bain, ça sera plus drôle. Et je verrais la vérité.
Mais de toute façon,
Qui ça intéresse ?
Je ne veux pas, je ne veux plus. Plus jamais. Et vomir, vomir, vomir. Et encore vomir. Parce que tu
ne sais pas ce qu'est la vraie douleur. Comme si moi, je le savais. Tu ne veux que ma réponse habituelle. Tu ne veux que mon corps, mais cette fois-ci, gratuitement. Si je te le donne, tu
me laisseras tranquille ? Dis, je devrais être flattée ? Non, parce que ça veut dire que tu veux coucher avec moi. Je dois vraiment être bien repoussante. Personne ne s'y intéresse, à
cette histoire, alors pourquoi l'écrire ? Pourquoi tu me veux ? Tu n'as pas fait assez de mal comme ça ? Tu as intérêt à m'aimer, cette fois. Parce que je ne suis plus rien. Mais de toute
façon, personne n'y arrive. Je suis trop dégoûtante.
En fait, on s'en fout.
C'est pas parce que je ne voulais pas mourir que j'ai raté toutes mes TS. Non, ce ne sont pas des actes manqués non plus ! C'est juste qu'à CHAQUE FOIS, le hasard se liguait contre moi.
C'est pas moi qui appelais les pompiers, c'est pas moi qui allais voir derrière les buissons, c'est pas moi qui criais pour qu'on me repère, c'est pas moi qui ai felé la poutre pour qu'elle
casse sous mon énÔrme poids. C'est pas moi qui voulais vivre. Alors arrêtez de prétendre que je ne suis même pas foutue de vouloir crever. Merci d'avance.
Chut : je me laisse mourir de faim.
Déjà perdu 500g en me coupant les cheveux.
Fallait bien commencer par quelque part.
Par Anne
-
Publié dans : Life's boring
2
-
Recommander
Samedi 28 février 2009
6
28
02
2009
20:21
'Y'a eu mes jambes. Puis ma pudeur. Et là, elle me prend mon dernier plaisir.'
J'aimais bien commencer mes histoires par "il était une fois". Ca instaurait une base, une certaine sûreté. Tout
va bien se passer : nous sommes dans un conte. Puis, il y eut ma gorge. Irritée par le froid. Qui ne veut plus rendre mon dernier repas. Qu'elle est méchante, punissons-là !
'Vous croyez qu'il va vous pousser des ailes et que vous allez vous envoler avec les anges ?
Soyez pas idiot, y'a rien après, y'a que ça !'
Je hais les petites filles qui croient encore aux contes, celles qui attendent le prince charmant et imaginent que l'amour existe. Je les déteste. 'Dis, tu fais comment pour ne pas avoir faim
?' Rhaaa. Petite garce. Tu mériterais presque que je t'arrache les intestins par césarienne naturelle et que je les passe au broyeur avant de te les faire avaler. Manger. Manger. Manger. 'Rien,
je me concentre sur mon utérus qui se tord, comme s'il était en mal d'un alien comme toi à héberger'. Tout ça ne rime à rien. Pourtant, j'essaye de m'en sortir. Mais sortir de quoi ? Je ne veux
plus de la souffrance, je ne veux plus de bonheur, je ne veux plus rien. Na.
Milie,
encore une fois.
Je suis vraiment heureuse pour toi.
Je ne le répèterai jamais assez.
Par Anne
-
Publié dans : Life's boring
1
-
Recommander
Vendredi 27 février 2009
5
27
02
2009
15:32
Moi, un jour, j'ai décidé que je voulais être heureuse. Puis, une Dame est venue me voir et m'a dit que ce n'était pas possible, quand on avait de tels cheveux, une telle envergure, de telles
pensées, un tel cerveau. Je n'ai pas voulu l'écouter mais elle m'imposa sa force. Elle me prit dans ses bras, m'étouffa, m'englua - la parole, c'est une addiction - et me recouvrit. Je ne
pouvais plus respirer. Je ne pouvais plus parler. Ma gorge me brulait et mes doigts saignaient - rapés par le ciment, j'avais voulu freiner ma chute en tendant les mains le long d'une école
primaire.
Moi, me rendant compte que je ne pourrais pas l'être tant que la Femme serait là, j'ai décidé de la faire fuir en ameutant d'autres personnes. Je me suis mise à vouloir rendre
les Autres heureux. Ne pas voir ma Personne à moi, et libérer les Autres des leurs.
Je voulais les aider, les sauver, changer leur vie
//
Je voulais Vous aider, Vous sauver, changer Vos vies
Eux, quand ça leur arrive, Ils disent qu'Ils sont altruistes. Moi, je suis égoïste. Je sais que ce n'est que pour moi. Mais ça part d'une bonne intention, je le
jure. J'aime les Autres, non, je veux qu'Ils m'aiment. Je veux qu'on ait besoin de moi, être indispensable, je veux qu'il n'y ait que moi dans leur vie et que leur vie ne soit que
moi.
Non, c'est faux, la vérité, c'est que je veux
que tout le monde soit heureux à part moi. Peut-être pour être la seule à être malheureuse, la seule à avoir le droit de me plaindre pour de vrai.
Non, c'est faux, la vérité, c'est que je veux le bonheur des Autres parce que je veux faire le bien autour de moi pour me donner bonne conscience.
Non, c'est faux, la vérité, c'est que je suis altruiste.
Je ne connais pas la vérité.
Par Anne
-
Publié dans : Life's boring
1
-
Recommander
Jeudi 26 février 2009
4
26
02
2009
18:50
J'étais si grosse.
"Tu te souviens de moi ? Ca fait deux ans maintenant." Cet homme, si poli, si respectueux que je le croirais presque un peu amoureux, ou charmant. Je n'ai même pas
peur de lui. Enfin si mais pas tant. 10 kilos en plus, des cheveux en moins, même malade. Toujours son regard.
Je suis si grosse.
Même sous ses mains, je ne sentais que cette graisse, ces bourrelets. Comment pouvais-tu me toucher ? Comment pouvais-tu ne pas vomir en sentant ça ? Je n'ai pas
pleuré, il ne fallait pas. Ne pas montrer ses émotions. Se calmer. Graisse, grasse, grosse, sale, salie, saleté.
Je ne veux pas me reprendre en main : ça ne marche jamais. Et puis, faux-pas. Ca arrive tout le temps. Alors, je ne prendrai pas de résolution - écrit de manière
très décidée celle qui a déjà préparé les exercices sportifs, les repas, le nombre de calories et l'emploi du temps précis qu'elle devrait s'imposer à partir de tel jour.
Juste se souvenir du dégoût que tu as du éprouver. Ca suffira pour cette fois.
Il n'y a que toi. c'est à préciser et à rapeller regulièrement.
Pour ceux que ça intéresse,
Je vous reviens.
Mardi 24 février 2009
2
24
02
2009
19:03
Je vous promets de pas partir totalement et de revenir dès que je pourrai respirer autrement que par les yeux.
Et quand je me ferai plus aborder par le mec qui me draguait quand j'avais 16 ans.
Et quand j'arriverai à faire autre chose la nuit que regarder des films débiles, genre dormir.
Par Anne
-
Publié dans : Life's boring
1
-
Recommander
Dimanche 22 février 2009
7
22
02
2009
18:46
Les gens de ma fac, quand ils sont un peu épuisés et qu'ils ont besoin de se reposer, ils vont passer le week-end
à Deauville ou dans le casino de leur père.
Moi, je m'en vais ressusciter ma grand-mère mourante entre deux concours blancs, et ne suis même pas foutue de répondre au téléphone [malgré tout, je m'en veux encore]. J'essaye aussi de
parler à mon père, oui, qui me dit que "vomir, c'est bête" et que "si je me crois malade, je finirai par le devenir, alors j'ai plus qu'à voir que tout va bien" ou un truc du genre. Je souffle
des mots au vent pour qu'il les porte à l'oreille des personnes concernées et je regarde les étoiles, la fenêtre ouverte, en T-Shirt indiquant ma condition à New-York. Je tend la main pour
vérifier que c'est bien de la neige qui tombe et je me goinfre.
Bref, je m'occupe.
[et puis, les nouveaux départs, il n'y a que ça de vrai, puisque la boulimie, c'est retomber à chaque fois.
et montrer à mon père que je ne suis qu'une enfant gâtée, ça me fera du bien.
et maigrir.]
En tout cas, je suis là, encore.
Désolée.
Par Anne
-
Publié dans : Life's boring
2
-
Recommander
You said...