C'est fini, tout est fini.
Parce que rien ne me suffit plus pour m'attarder ici. Je ne vais peut etre pas mourir. Peut etre pas tout de suite. Je sais pas. Je m'en fous. Je vais simplement attendre que ça passe. En sachant
que ça ne passera jamais. Dans tous, les cas, moi, c'est égoïste, mais j'ai mal et je n'en peux plus.
C'est fini, tout est fini.
Par Anne
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Truc sans titre.2
Pourquoi ?
C'est si simple comme question, mais la réponse ? Pourquoi ? Pourquoi moi, Maman ? Pourquoi je ne sais plus vivre ? Pourquoi je veux mourir ? Pourquoi c'est si
dur ? Pourquoi on ne comprend pas ma douleur ? Pourquoi j'ai si mal ?
Dis-moi, Maman, c'est que l'adolescence, hein ? Ca va passer ? J'aurais plus mal, un jour ? Je pourrais dormir, une nuit ?
"Les Narcisse ne se suicident jamais."
"Tu n'es pas une bonne personne."
"Prends tes responsabilités !"
Maman ? C'est toi ? C'est vraiment toi ? Tu te rends compte de tes mots ? Tu sais la marque qu'ils laissent en moi ?
Mais à ce qu'il paraît, tu ne dis que la vérité, ta vérité.
C'est ça, grandir ? Vous écouter m'asséner des vérités douloureuses ? Mais je ne veux pas ! Ca fait trop mal.
Oui, c'est me cacher, c'est fuir, c'est détourner le regard. C'est lâche. Parce que pour avancer, dans la vie, il faut avoir le courage d'affronter tous les obstacles qui se dressent devant nous.
Il faut se prendre des claques, rester debout et endurer. La est la beauté de nos héros : ils endurent et avancent.
Je ne veux pas être un héros, je veux rester pour toujours la petite fille si mature dont tout le monde était fier. C'est marrant de jouer aux adultes quand on n'y est pas obligé.
Mais voilà où je me retrouve ; seule, ne sachant écrire qu'à la première personne, sans aucune dignité. Voilà, j'ai peur, je suis terrifiée. Et la terreur, l'horreur, la vraie, la même que quand la
lame s'abaisse vers votre gorge, elle rend laid.
C'est laid, quelqu'un qui a peur.
C'est laid, quelqu'un qui souffre.
Ca a, dans les yeux grands ouverts, le reflet de la lâcheté. Quelqu'un qui souffre ne souhait qu'une chose : ne plus avoir mal. Mais rien que ça, c'est si dur.
Alors je préfère rester dans mon état que d'affronter ces réalités.
"Tu n'es pas une bonne personne."
"Tu veux qu'on angoisse pour toi. Tu ne te sens pas bien, sinon."
Arrêtez, je vous en supplie. Vos mots passent la barrière de mes mains plaquées sur mes oreilles, pour s'insinuer jusqu'à mon cerveau.
Là, ce sont mes neurones qui reprennent en coeur ce refrain que j'avais osé oublier quelques minutes. Ils se roulent dedans, palpitent en rythme à ce cri et hurlent de joie de s'être enfin
retrouvés en terrain connu.
"Tout est de ma faute, je le sais. Je suis un monstre."
Je vous en supplie, taisez-vous.
Mercredi 16 septembre 2009
J'aimerais, avant toute chose, mettre les choses au clair. Vous / Ils fûtes / furent nombreux à me raconter que si je n'arrivais à bout d'aucune de mes TS, c'est
parce qu'au fond, je ne le voulais pas vraiment.
Mais il y a maldone.
Vous savez, c'est vraiment ni ma faute, ni celle de mon subconscient, si ce soir-là, un des gardiens du parc M. a décidé de fouiller les buissons (je les avais épiés, pourtant. Pendant une
semaine, pour vérifier.), si un clochard était caché dans l'ombre de la passerelle alors que j'étais sur le quai (et depuis quand les clochards, ça appelle les pompiers ?). Et si vous dites que
c'est moi qui l'ai voulu, que la corde pouvant supporter 150 kg de tension se casse, je le prendrai très mal.
Sur ce, maintenant que c'est clair - et tant pis si vous ne me croyez pas,
Aidez-moi.
Qui que vous soyez.
J'ai besoin d'aide.
[C'est la première et la dernière fois de ma vie que je l'admettrai devant tant de personnes.
Par Anne
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