Jeudi 9 juillet 2009
Je ne sais plus.
Je ne sais pas comment je vais. Je pourrais très bien attraper cette euphorie, la garder tout contre moi, ne jamais la laisser repartir, voire la transformer en bonheur total et complet. Je suis même persuadée de pouvoir écrire sur ce bonheur sans ennuyer personne. Non, je ne me crois pas si talentueuse, mais... je pourrais.
Je pourrais tout aussi bien, demain, tout à l'heure, ce soir, tout faire pour me remettre à V. Parce que j'ai oublié comment on fait, que je regrette un peu et qu'il faut bien que toutes ces douches soient rentabilisées. Ou juste arrêter de manger. Même si je n'en ai plus la force.
Je ne sais plus.
Je crois que je mens, mais je ne sais pas à qui. A ceux et celles auprès de qui je me prétends malade ? A ceux et celles à qui je dis que tout va bien ? A moi ? Ce ne sont même pas vraiment des mensonges, puisque j'ignore la vérité. Et j'y crois tellement fort, quand je dis que tout va bien se passer maintenant, j'en souris tant, j'en ai tellement les larmes aux yeux de bonheur, que ça me ferait presque oublier les maux de crâne de ces nuits d'insomnie qui reviennent.
Je ne sais pas comment je vais. Je pourrais très bien attraper cette euphorie, la garder tout contre moi, ne jamais la laisser repartir, voire la transformer en bonheur total et complet. Je suis même persuadée de pouvoir écrire sur ce bonheur sans ennuyer personne. Non, je ne me crois pas si talentueuse, mais... je pourrais.
Je pourrais tout aussi bien, demain, tout à l'heure, ce soir, tout faire pour me remettre à V. Parce que j'ai oublié comment on fait, que je regrette un peu et qu'il faut bien que toutes ces douches soient rentabilisées. Ou juste arrêter de manger. Même si je n'en ai plus la force.
Je ne sais plus.
Je crois que je mens, mais je ne sais pas à qui. A ceux et celles auprès de qui je me prétends malade ? A ceux et celles à qui je dis que tout va bien ? A moi ? Ce ne sont même pas vraiment des mensonges, puisque j'ignore la vérité. Et j'y crois tellement fort, quand je dis que tout va bien se passer maintenant, j'en souris tant, j'en ai tellement les larmes aux yeux de bonheur, que ça me ferait presque oublier les maux de crâne de ces nuits d'insomnie qui reviennent.
La vérité ?
La vérité, c'est que je ne souffre pas de TCA et n'en ai jamais souffert. Si j'ai fait 45 kilos, ce fut simplement effets secondaires, mais pas du tout anorexie. Si je suis ensuite montée à 68, ce fut simplement l'adolescence, mais pas du tout boulimie. Et si ça me fait si mal de vous livrer ces chiffres, alors que ça n'intéresse personne, c'est simplement de l'orgueil mal placé.
J'ai du utiliser ces termes parce qu'être malade, ça devait me sembler plus classe qu'être gourmande, parce que peut-être, je serais moins seule, parce que l'on aurait pitié de moi. Mais il n'y a rien, il n'y a personne qui, maintenant, pourrait me dire ce que je suis. Je ne sais plus. Je crois que je me suis perdue.
J'ai du tout inventer. Oui, c'est ça, j'ai tout inventé.
Pardon à celles et ceux que j'ai trompés. J'y ai cru, moi, à ces troubles. Je ne pense pas que ça changera quoi que ce soit, mais je me suis menti autant, si ce n'est plus qu'à vous. Je suis désolée. Je ne voulais pas mentir. J'espère que vous voudrez bien de moi quand même.
La vérité, c'est que je ne souffre pas de TCA et n'en ai jamais souffert. Si j'ai fait 45 kilos, ce fut simplement effets secondaires, mais pas du tout anorexie. Si je suis ensuite montée à 68, ce fut simplement l'adolescence, mais pas du tout boulimie. Et si ça me fait si mal de vous livrer ces chiffres, alors que ça n'intéresse personne, c'est simplement de l'orgueil mal placé.
J'ai du utiliser ces termes parce qu'être malade, ça devait me sembler plus classe qu'être gourmande, parce que peut-être, je serais moins seule, parce que l'on aurait pitié de moi. Mais il n'y a rien, il n'y a personne qui, maintenant, pourrait me dire ce que je suis. Je ne sais plus. Je crois que je me suis perdue.
J'ai du tout inventer. Oui, c'est ça, j'ai tout inventé.
Pardon à celles et ceux que j'ai trompés. J'y ai cru, moi, à ces troubles. Je ne pense pas que ça changera quoi que ce soit, mais je me suis menti autant, si ce n'est plus qu'à vous. Je suis désolée. Je ne voulais pas mentir. J'espère que vous voudrez bien de moi quand même.
Par Anne
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Publié dans : Life's boring
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En attendant, je vais me reposer un peu - ou pas. Je sais pas ce que je fais la nuit.
Mais c'est toujours le même brouillard au matin. A ce qu'il paraît, je dors. Donc je vais dormir un peu, pour que le temps passe plus lentement encore. Parce que la nuit défile, mes yeux sont
ouverts et fixes mais je suis incapable de faire quoi que ce soit. Oui, je dois dormir.
You said...