Informations sans importance

  • je n'incite personne. ce que je fais n'est pas bien. je le sais. vous n'avez pas à faire de même. j'avais juste la flemme d'avoir un disclaimer tout moche avec "interdit aux moins de 18 ans" dessus et des visites provenant d'un site porno.
  • je réponds à vos commentaires. si j'en ai envie. ou pas.
  • je ne me censurerai pour personne. du réel ou pas, si vous me lisez, c'est à vos risques et périls.
  • JE NE SERS STRICTEMENT A RIEN
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They said...

"Music has always been the great heartbeat of the American experience."
D. Washington

You said...

Music is life.

Jeudi 9 juillet 2009
Je ne sais plus.

Je ne sais pas comment je vais. Je pourrais très bien attraper cette euphorie, la garder tout contre moi, ne jamais la laisser repartir, voire la transformer en bonheur total et complet. Je suis même persuadée de pouvoir écrire sur ce bonheur sans ennuyer personne. Non, je ne me crois pas si talentueuse, mais... je pourrais.
Je pourrais tout aussi bien, demain, tout à l'heure, ce soir, tout faire pour me remettre à V. Parce que j'ai oublié comment on fait, que je regrette un peu et qu'il faut bien que toutes ces douches soient rentabilisées. Ou juste arrêter de manger. Même si je n'en ai plus la force.

Je ne sais plus.

Je crois que je mens, mais je ne sais pas à qui.  A ceux et celles auprès de qui je me prétends malade ? A ceux et celles à qui je dis que tout va bien ? A moi ? Ce ne sont même pas vraiment des mensonges, puisque j'ignore la vérité. Et j'y crois tellement fort, quand je dis que tout va bien se passer maintenant, j'en souris tant, j'en ai tellement les larmes aux yeux de bonheur, que ça me ferait presque oublier les maux de crâne de ces nuits d'insomnie qui reviennent.

La vérité ?

La vérité, c'est que je ne souffre pas de TCA et n'en ai jamais souffert. Si j'ai fait 45 kilos, ce fut simplement effets secondaires, mais pas du tout anorexie. Si je suis ensuite montée à 68, ce fut simplement l'adolescence, mais pas du tout boulimie. Et si ça me fait si mal de vous livrer ces chiffres, alors que ça n'intéresse personne, c'est simplement  de l'orgueil mal placé.
J'ai du utiliser ces termes parce qu'être malade, ça devait me sembler plus classe qu'être gourmande, parce que peut-être, je serais moins seule, parce que l'on aurait pitié de moi. Mais il n'y a rien, il n'y a personne qui, maintenant, pourrait me dire ce que je suis. Je ne sais plus. Je crois que je me suis perdue.
J'ai du tout inventer. Oui, c'est ça, j'ai tout inventé.

Pardon à celles et ceux que j'ai trompés. J'y ai cru, moi, à ces troubles. Je ne pense pas que ça changera quoi que ce soit, mais je me suis menti autant, si ce n'est plus qu'à vous. Je suis désolée. Je ne voulais pas mentir.
J'espère que vous voudrez bien de moi quand même.  
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Jeudi 18 juin 2009
Je vais bien. Juste, j'ai un peu de mal avec le réel. Avec la réalité qui me dévore le visage de moustiques, la chaleur qui me gonfle le corps en entier, l'été qui me couvre d'eczema. Je fais une réaction allergique à l'été - et à tout contact humain. Je suis allergique aux Autres. Pourquoi ? Parce que plagiat puis enterrement, parce que "tu as le regard le plus pénétrant que j'ai jamais vu. Comme un puits profond qui attire tout, au milieu d'un champ recouvert de neige" [euh ?], parce que je n'aime pas que les voix changent, que les paroles s'oublient.

Je vais bien. C'est normal puisque j'ai tout inventé. Je n'ai plus rien pour remplir ma vie, désormais, là est le problème. Non, je ne suis pas malade, non, je ne suis pas accro à quoi que ce soit, non, je n'ai pas été... non... non ? La vérité, c'est donc si important que ça ? - La vérité, c'est surfait. Ou alors, c'est ce qu'il y a de plus vital au monde... Je sais plus, j'ai pas trop suivi... M'en fous, je fais croire ce que je veux. Et demain, quand j'aurais fait assez de recherches, je pourrais peut-être vous le faire croire, que je suis parfaite et heureuse.

Vu, donc, que je vais bien, je n'ai rien à écrire. Ou si, justement. J'écrirai mon amour du paracétamol, de l'alcool, des sparadraps, de l'insecticide en bombe spécial volants et mon bonheur sera complet.
En attendant, je vais me reposer un peu - ou pas. Je sais pas ce que je fais la nuit. Mais c'est toujours le même brouillard au matin. A ce qu'il paraît, je dors. Donc je vais dormir un peu, pour que le temps passe plus lentement encore. Parce que la nuit défile, mes yeux sont ouverts et fixes mais je suis incapable de faire quoi que ce soit. Oui, je dois dormir.

Je suis si fatiguée.
Que j'en oublierais bien ma vie.

Je vais bien.
Puisque j'ai perdu 1 kilo. Ou 2. On s'en fout. Chut, Ils ne doivent pas savoir.


Edits :
- Je veux plus jamais manger, je veux plus. C'est trop compliqué à gérer, ça introduit trop d'inconnu. Et pourtant... Non, plus jamais jamais jamais. Mais pour cela, il faudra accepter de les décevoir. Je ne sais plus. Une certitude : ma main enserrant ma cuisse provoque bourrelets et reliefs. Et ça, je ne peux pas le laisser faire.
- Et cette sensation de déranger, non, d'irriter chaque être vivant me connaissant. Je ne la supporterai plus bien longtemps. La transparence, oui, le choix initial, celui qu'on qualifiait de "stupide", c'est peut-être celui-ci même, le bon.
- Je ne sais plus à quoi ressemble un corps normal. Non pas un que je trouve beau, ni un que je déteste pour sa laideur. Mais je ne SAIS plus à quoi doit ressembler le corps d'une personne en vie. Je sais juste que ce n'est pas le mien. Ouais, au fond, peut-être que je devrais sortir de ma chambre...
- Confirmation d'aujourd'hui : je ne sais faire que le mal autour de moi.
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Samedi 13 juin 2009
Je suis désolée.
J'ai essayé par tous les moyens de Vous contenter.
J'en suis apparemment incapable.
Pardonnez-moi d'exister, autre que suivant vos désirs.

Vraiment, je vous en supplie,
pardonnez-moi.

Je ne tiendrai plus bien longtemps.
Par Anne - Publié dans : Lettres et messages personnels
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Vendredi 12 juin 2009
Et cette douleur au fond de moi, qui ne veut pas partir. Et cette idée qui reste ancrée, quoi qu'il arrive. "Dis, t'es sure qu'elle est pas... comment on dit, déjà ? anorexique-boulimique ?" Et moi, et moi, et moi ? Tu ne me vois donc pas ? Non, c'est vrai, je ne suis pas malade, je ne suis pas malade, je demande juste un peu trop d'attention, pour une fille de mon âge. "Mais tu es une femme, maintenant."* Je suis juste en face de vous. Pourquoi est-ce que vous ne me regardez pas ? Je ne veux pas crier, pour attirer votre attention, parce que ça vous fait mal. Je ne vais pas me frapper, en face de vous. Je ne fais plus ça. Je ne vais même pas arrêter de manger ou me faire attraper en situation compromettante. Je vais me taire, ça vaut mieux.

Parce qu'on ne se fait pas du mal, simplement pour redevenir visible - je me suis battue si longtemps pour cette douce transparence.




*
Je dois faire sortir ce démon de ce corps. Cette chose dans ma démarche, dans mon attitude, qui fait que je ne suis plus une enfant. Je dois enlever, arracher ce qui donne aux Autres, aux Hommes, l'idée que je suis "gaullée comme une pin-up", que j'ai "le feu au cul" ou tout simplement que je suis "baisable". Je veux redevenir imbaisable avec tout ce qu'Il sous-entendait, je veux redevenir comme avant et ne pas avoir raté tant d'années de ma vie. Je ne veux pas me rendre compte que j'ai tout perdu, si vite, si facilement. Je ne veux pas pleurer comme ça, toute une éternité. Je ne veux pas de la femme qui pointe ses hanches sous ma peau, qui a envie de porter de jolies robes et des talons, je veux la gosse à qui on a appris qu'il ne faut pas porter de chaussures trop hautes, trop tôt, parce que ça abîme la colonne vertébrale et que les meilleures robes du monde, c'est celles qui tournent le plus.

Et mourir, ces pétales en corolle.
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Mercredi 10 juin 2009
J'ai commencé par le vide, je continue par le vide. Je ne sais pas pourquoi je n'arrête pas de pleurer. A ce qu'il paraît, c'est la fatigue. Je suis euphorique, pour mon entourage, de très bonne humeur, depuis dimanche. On me répète à quel point on n'en a pas l'habitude, venant de moi, et je prends avec le sourire, comme si c'était un compliment. Je vais bien, vraiment, très bien. Le sourire est collé à mes lèvres, et, si ça se trouve, un jour, j'y croirai.

En plus, je vais voir Deep Purple. J'en ai pleuré de joie.
Alors, vraiment c'est que je suis heureuse.


Mais le vide. Ce truc, au fond de moi qui ne réagit plus, depuis longtemps. Cette voix, cette pensée qui ne veut pas se taire, cynique et mauvaise. Je ne veux pas être heureuse, c'est trop compliqué, c'est trop dur. Je veux juste me laisser aller. Rester allongée, fixer le plafond et attendre de mourir de soif. Parce que oui, mourir de faim, c'est mieux, mais le dessèchement, c'est plus rapide.

Je n'ai aucune envie de me battre, si vous saviez. Je ne veux pas avoir à combattre pour quelque chose qu'Ils considèrent comme "commun", "banal" ou "normal". Pourquoi c'est si dur pour moi, pour nous, pour eux ?

Je ne suis pas heureuse. La musique ne me fait plus rien. J'ai bien tenté, en achetant 50 € de CDs, de faire revivre ce quelque chose qui donne envie. Mais rien. Les mots n'ont plus aucun sens. Les tirades qui me remuaient, les mélodies qui me soulevaient, ces hontes qui me révoltaient ; plus rien. Je ne veux plus faire semblant. Mais il le faut pourtant. Et décider. Qui dois-je mettre dans la confidence ? Qui dois-je rassurer ? Le mieux est de mentir à tous. D'ailleurs, ce texte n'est qu'un mensonge. J'écris ainsi tout simplement parce que je m'ennuie, à vivre si heureuse. Mais tout cela est faux, promis.

Je pourrais parler d'anorexie et de boulimie, aussi. Vous dire que j'ai enfin cassé ce pallier. Que ma vie va désormais tourner autour de mon poids. Mais là aussi, ce serait un mensonge : je ne suis pas malade ; je ne vomis pas [plus] ; je parle d'autre chose que poids, calories, mensurations [tant pis, si l'on ne peut taire ses pensées, tant pis, si au fond, ce sont elles qui m'empêchent de dormir] ; je ne suis pas grosse, je suis "normale" [obèse] ; je ne fais pas de crises, je suis simplement très gourmande, en dehors des repas. Bien sûr, je pourrais, rien que pour attirer le chaland. "Dis, t'as vu le nombre de réponses quand on tape anorexie sur google ? C'est troooop space !" - Désolée, je préfère tenter Obama antichrist, c'est beaucoup plus drôle.

Je ne suis pas malade.

Alors, il ne vous sert à rien de rester ici : même pas de voyeurisme malsain. Je vais très bien. Je suis si heureuse de vivre comme je vis. La vie est vraiment belle, pour moi, aujourd'hui.


Je ne ressens plus rien. J'ai juste cette colère au fond de moi, qui ne part pas, qui me ronge, qui va finir par me tuer, les larmes de rage brulant ma peau, pour atteindre le coeur et l'estomac. J'ai cette horrible animal, au fond de moi, qui ne veut plus sortir, qui ne veut pas mourir, qui reste là et griffe mes intérieurs. Ca fait mal, de se mordre les joues, de bloquer l'air, pour que le cri ne sorte pas. Il faut l'arracher, le monstre, il faut l'achever. Et si je ne trouve rien d'autre que d'arracher mes cheveux, de frapper mon crâne, de mordre et de déchirer de mes ongles [tiens, tu as arrêté de te les ronger ? vraiment, tu as l'air en meilleure forme !], c'est parce que l'alcool m'est désormais interdit. J'ai pourtant besoin de cette ivresse apaisante. Non, pas être bourrée. Juste pouvoir arrêter de réfléchir sans que ces pensées culpabilisantes remontent à la surface.

Qu'elles se taisent, c'est tout ce que je demande. Parce que c'est peut-être idiot, mais de penser à comment j'ai frappé J. à la maternelle me met toujours hors de moi. Pour rester au basique. On peut se reprocher tellement de choses quand on veut se faire du mal.

Je vais bien, donc.

Heureuse. Tout va bien. Et si le ciel est gris, que cela ne Vous dérange pas, ma bonne humeur suffira à Vous changer les idées. Je vais tellement bien que Vous avez peine à y croire.




- Au passage, je n'ai rien contre les imitateurs, de mots ou de maladie, de gestes ou de vie.
Au contraire, Mesdemoiselles, Messieurs, j'admire votre courage à vous avouer si vides, vous-mêmes, que vous ne pouvez que prendre ce qu'il y a tout autour de vous. Bravo, vraiment : j'ai toujours admiré la culture du rien.
- Récemment, j'ai voulu aider. Peut-être pour les mauvaises raisons. Mais ça m'a poussée à faire pas mal de choses. Comme par exemple retourner dans des quartiers honteux. Ou appeler des inconnus. Là n'est pas la question. La question est que je me fais souvent [toujours ? à vous de me le montrer] avoir et/ou trainer dans la boue. J'ai compris, je ne recommencerais pas.
- NE MOURREZ PAS, S'IL VOUS PLAIT et, Prenez soin de vous. Je ne saurais supporter un nouveau décès, une nouvelle perte, une énième trahison. Qui que vous soyez, du moment que vous ne m'avez jamais frappée, je tiens à vous.

Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Samedi 6 juin 2009

99.


Je crois qu'on sous-estime totalement l'influence que Freddie Mercury peut avoir sur nos actes et pensées.

Je ne veux pas mourir. Enfin, pas ce soir.
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Jeudi 4 juin 2009

98.


Je ne sais pas.

C'est assez horrible comme sensation, de ne pas savoir ce que je ressens. Oui, bon, d'accord, un peu contradictoire, mais on s'en fout, l'idée est là. Juste une moue, un peu boudeuse, selon eux. Des yeux que je n'arrive pas à maintenir totalement ouverts. Et une méchanceté que je ne peux retenir.

Bon, évidemment - je ne vais pas mentir, hein - j'ai atrocement besoin d'une vodka, d'une pillule, d'un cachet, d'un homme. Mais ce n'est pas pour rien que je suis Aimée, je crois, alors, je me dis que ça vaut, peut-être, le coup d'essayer. Et puis, les marques sur mes cuisses ou sur mon bras, 'faut bien qu'elles servent à quelque chose.

Mais la haine, la rage et la colère.

Ce sont ces déferlements qui sont le plus effrayants, je crois, parce que les petites filles sages, elles ne s'arrêtent pas tout d'un coup, au milieu de révisions de philo, pour déchirer leurs cahiers. J'ai tout perdu, d'un coup, comme ça. Je n'ai pas "su me retenir" et puis, "j'en demande trop", tout le monde vous le dira. Alors, il faut se taire, c'est tellement plus simple.

Et espérer. Espérer que personne ne regardera trop attentivement. Qu'ils ne verront pas que mon sourire est le plus large quand je veux cacher mes larmes.

Je n'ai plus rien. Mais, là encore, ça va. Puisqu'on s'en fout, au fond.

Mais vous croyez vraiment que c'est faisable ? je veux dire, s'endormir en se répétant qu'on est un monstre, qu'on fait du mal à chaque être cher, c'est possible ? moi, j'y arrive toujours pas. dommage, hein ?
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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