Informations sans importance

  • je n'incite personne. ce que je fais n'est pas bien. je le sais. vous n'avez pas à faire de même. j'avais juste la flemme d'avoir un disclaimer tout moche avec "interdit aux moins de 18 ans" dessus et des visites provenant d'un site porno.
  • je réponds à vos commentaires. si j'en ai envie. ou pas.
  • je ne me censurerai pour personne. du réel ou pas, si vous me lisez, c'est à vos risques et périls.
  • JE NE SERS STRICTEMENT A RIEN
  • ne restez pas là.

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They said...

"Music has always been the great heartbeat of the American experience."
D. Washington

You said...

Music is life.

Mercredi 10 décembre 2008

24.

Surmonter.
Plus la force depuis longtemps.
Cette nuit, au-dessus de la cuvette
- mettant ainsi fin à des mois sans vomissements,
j'ai perdu l'envie.

Bien.
Au moins, les jours passeront,
Moins difficilement.

Oubli.
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Mardi 9 décembre 2008

23.

Déçue. Non, même pas. Désappointée.

What Morrisson would look like at 65.
Si, si, je vous jure

Le second album des Subways.
L'annulation de pushing daisies.
La neige qui ne tient pas.

Cet arrière-goût dans ma bouche.

Je réécrirai. Mais l'idée est là :
Grisaille.

Edit // 17:43 [ou comment je passe ma vie le pc allumé // 4 heures de Biostats plus tard] :
tu vois, je pourrais même dire que c'est pas ma faute...
[Au passage, tout ce que tu pourrais me dire ou avoir envie de me dire m'est important. Malgré tout ce que l'on dira, c'est le regard des autres qui définit ce que l'on est. Alors, si ces Autres, on ne les déteste pas, pour une fois, autant en profiter...]


Après, qu'y a-t-il de pire ? être une inculte ou un mouton. J'éluderai la question. Mais je ne corrigerai pas, na parce que je suis une petite conne.

Mais la lettre S est très importante. Toujours. Car depuis mes 8 ans "Quels sont ces serpents qui sifflent au-dessus de nos têtes ?". Je crois que c'est ça. Le comble, c'est que je ne sais pas les faire normalement. Les S. J'ai trop sucé mon pouce. [Ahah]. Tout ça pour dire : épuisée.

A trainer sur des forums de gainers, au lieu de me rappeler "la chance que j'ai de ne pas être obèse" ;
A entendre en boucle les informations, au lieu d'évoquer "la chance que j'ai de ne pas souffrir de la faim" ;
Bref, à me rappler que je ne suis qu'une petite garce pourrie gâtée qui ne sera jamais satisfaite de ce qu'elle a déjà ;
Je n'ai fait que me donner envie de vomir. Ahah. Ironie du sort.

Cachée derrière une caisse, à même le sol, dans un entrepôt noir et vide, pourchassée par un méchant quelconque dont je sens la respiration dans mon cou, la seule chose que je trouve à faire, même dans mes rêves, c'est m'enfoncer le bras dans la gorge.
Vraiment, je suis une petite conne.

Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Lundi 8 décembre 2008

22.

TU SAIS QUOI ? C'est cette haine pour toi qui me maintient en vie. Tout le reste n'a aucune importance vraiment. Mais c'est pas le genre de truc qui te donne la rage de vivre. Non, plutôt celle qui te donne la force de creuser jusqu'aux veines.

Je suis revenue, kilos non perdus. Bien sûr, j'ai honte de ne pas être fichue de perdre 5 kilos en deux semaines, mais j'ai surtout décidé d'essayer de m'éloigner de la nourriture. Dit comme ça... Bref. La conclusion générale de mes réflexions fut : "merde, on est pas sur skyblog !" [sans offense, hein...]. Donc, comme je comptais le faire au départ, plus de bouffe ici tant que je suis pas à un IMC de 17. Putain, je tiendrai cette promesse. Parce qu'une véritable obsession, c'est ce qui se cache le mieux. Alors je m'en vais replonger dans le travail, n'en émerger que pour émettre des affirmations douteuses sur ma vie complètement fascinante. Bref, je suis là.
Sid, je n'abandonne pas. Je ne l'étale plus trop, c'est tout. En espérant que tu tiens le coup. Mais si tu en as vraiment besoin, je peux continuer la page...

Il y a des conversations téléphoniques que l'on n'oublie pas. La première qui me revient vraiment en tête se résume à peu près à ça : "J'suis en bas de chez toi. Si tu descends pas, c'est moi qui monte. J'ai ta clé et une barre de fer." Ahah. Non, bien sûr, ce n'était qu'un rêve. Ou une réalité que l'on nomme souvenir. Je ne sais plus trop. Tout s'embrouille un peu.
Mais celles que l'on m'accorde en ce moment sont... Pas à étaler ici.

La vérité vraie, c'est que je veux retrouver mes mots. Encore. Je veux maîtriser à nouveau les claviers, bics et machines à écrire qui dérangent mes voisins. Je veux que toutes ces pages se remplissent sous mes yeux de quelque chose qui me plaise. Quelque chose qui ne soit pas si vide. Si personnel tout en restant si banal.

Je veux retrouver les mots d'avant pour peut-être retrouver la vie d'avant. Association d'idées ? Non, juste un vide. Que je dois remplir. Parce que pour l'instant, je ne suis pas/plus grand-chose qu'un corps qui ne veut pas devenir famélique.
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Vendredi 28 novembre 2008

21.

je reviens dans 5 kilos. oui. encore. oui. je suis une grosse vache sans volonté. oui. c'est pitoyable et pas du tout romanesque, classe, encore moins. oui.

Edit / Rappel à la dure réalité :
les kilos à perdre maintenant ont été  regagnés à un moment ou à un autre : il n'y a rien à envier...
Par Anne - Publié dans : ED aren't the way of happiness
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Vendredi 28 novembre 2008

20.


Hmm.

Qu'Ils me forcent à manger, je ne l'accepte pas, mais je le comprends.

Qu'Ils me forcent à aller en cours, je comprendrais.

Qu'Ils me demandent de me couper les cheveux, je comprendrais.

Qu'Ils me demandent d'arrêter de me peser, je comprendrais.

Qu'Ils me poussent à travailler, je comprendrais.

Qu'Ils me poussent à aller chez le psy, je comprendrais.


Mais qu'Ils me privent de café, ça, je ne peux l'admettre.

Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Jeudi 27 novembre 2008

19.

[Ne me lisez pas.

Nan, vraiment, c'est pas de la psychologie inversée :

juste j'ai écrit de la merde.]

Je ne savais pas. Je ne savais plus. Qu'on pouvait aussi bien mêler euphorie et lassitude. Des mots qui tournent en rond. Des pages que je ne connais toujours pas. Des dates qui se font et se défont.


Aujourd'hui, depuis longtemps que ça ne m'était arrivé, j'ai eu des épisodes hallucinatoires. J'aime bien ce terme. CA recommence. C'est devant moi. C'est un objet normal : une tasse, un stylo, un calendrier, un paquet de pansements, mais ça se met soudain à osciller. A enfler et désenfler. Comme dans les films de Walt Disney, quand les petites connes de princesses voient flou avant de mollir et de s'évanouir. Sauf que je n'ai pas de vapeurs, alors ça ne s'arrête pas. Ca bouge. Et tout semble tomber autour de moi. Mais non. C'est à l'intérieur de moi que je trébuche.


Aujourd'hui, je dois lire. Apprendre. Non, je n'en ai pas marre. Mais je ne sais plus travailler. Je sais plus ce que ça fait. L'impression d'être ce que je reproche à M. : un jeune chiot qui se laisse déconcentrer par le moindre souffle d'air qui passe trop près de son oreille. Non, ce n'est pas que je me préoccupe de combien de calories sera mon prochain repas, non, pas du tout. Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.


Je suis coincée chez moi, depuis ma chute de lundi. Et pour encore 2 jours. Samedi, je vais morfler. Mais on s'en fiche, hein. J'ouvre les yeux. Un peu. Je me rends peu à peu compte que d'autres que moi existent. Que tout le monde a tendance à se noyer dans ses propres larmes. Personnellement, je préfère sécher celles des autres, ça m'évite de regarder trop en face ce mur qui fonce droit sur moi. Oui, je me répète. Je n'assume pas, en plus.


Je suis relativement plus détendue, vis à vis de l'Autre. Mais j'ai encore du mal à m'y faire. Je t'en veux encore. Vraiment. Mais, ce n'est pas grave, on va faire original et faire comme si de rien n'était. Mais dieu que je te déteste. Tellement que je ne ressens plus rien d'autre. A part un peu d'euphorie parce que non, je n'ai plus faim, merci. Et de lassitude parce que, pardon mais je suis un peu fatiguée, alors je vais aller dormir.


Je n'aime pas jouer la comédie. Mais c'est une seconde nature. Alors, je le fais. Non, je ne mens pas. J'oublie de tout dire, ce n'est pas pareil. Et si vous ne vous rendez pas compte à quel point j'ai besoin de vous, ça doit être de ma faute. Moi qui ne sais pas comment on fait pour exprimer des sentiments autres que la colère. Oui, je suis fatiguée. Mais tout mon être crie contre vous qui ne voyez pas, qui êtes aveugles.


Regardez-moi. Non, finalement, je préfèrerais mieux pas. Allez-vous en.


[Tout ça n'est qu'un monstrueux bordel, ahah.]


Penser à rédiger ma nécro pou oublier que mon ventre gargouille. Parce que gargouille ça me fait penser à des vers qui grouillent dans les corps en pondant des larves. Brrr. J'aurais jamais du regarder cette photo.


[Mr Thomas Effing ? je l'aime. Mais je sais bien que je ne passerai jamais une nuit dans Central Park. Moi, je me limite à la Légion d'Honneur. Ou au parc Monceau. Ahah]


J'ai fait un rêve. Oui, ça m'arrive. Nan, mais quand je dors, je veux dire. Ouais, ça aussi ça m'arrive. Mes murs transpiraient le sang. Non, je ne fais pas une métaphore, vraiment, ils transpiraient. Sur le papier peint vaguement jaune, naissaient en plusieurs endroits - partout, en fait - des rigoles de sang. Pas de trou, de tunnel, rien. Juste du sang qui dégoulinait. [Non, les séries américaines ne m'influencent pas du tout...]

Et un trou d'aération. Au-dessus de mon poster de Franquin. A droite du tableau de mon père.

Et j'ai regardé dedans. J'aurais pas du. Intestins et poumons, coeurs en tout genre [arrêter de réviser dans mon bouquin d'anatomie sur cadavre juste avant de dormir. vraiment].


"Non, mais toi, tu as un problème avec la poreusité de ta peau. Ta faiblesse, en fait. Tu ne te sens pas assez protégée"

Mais quand m'éviteras-tu ta psychologie de comptoir ?!


Ca me rappelle cet autre cauchemard. Celui où, de chacun de mes grains de beauté poussait une fleur. Enorme. Et quand j'essayais de l'enlever, j'arrivais à l'arracher jusqu'au calice, mais je voyais la tige dans ma peau et mes muscles. Je tirais cette tige. Vraiment de toutes mes forces. Et j'extirpais des mètres et des mètres de filin vert avec moultes éclaboussures de sang. Mais il en restait toujours. Les fleurs poussaient. Ne choisissant même plus l'endroit. Commencèrent à émerger sur mon visage. A rentrer dans ma bouche. Je suffoquai. M'arrachai la peau du visage en tentant de les stopper.


Et me réveillai le visage en sang.


Vraiment, je devrais raconter mes rêves plus souvent : on me foutrait la paix. J'en ai plein d'autres des comme ça. Tous plus ragoutants les uns que les autres. Je ne suis pas dérangée ou schyzo comme vous voulez me le faire croire, monsieur le Docteur : j'ai juste besoin d'un exutoire : mes rêves. Qui débordent trop sur mon éveil.


[Je suis envahie par mes rêves.

C'est joli, ça.

A ressortir plus tard.]

Par Anne - Publié dans : Life's boring
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Mercredi 26 novembre 2008

18.

Entre moi et moi-même, c'est une histoire d'amour.
Mais pas à la Roméo et Juliette, non, plutôt à la Cyrano et Roxane ou même Sid et Nancy.
Ouais, à la Sid et Nancy.
Du genre y'en a un qui va poignarder l'autre à mort et le laisser raide sur un lit d'hôte.
Pour mourir quelques mois plus tard d'une O.D.
Par Anne - Publié dans : Life's boring
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